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Licornes

LICORNE, UNICORNE 

 

Elle court, elle vole

Corne dressée

Sans retenue

Elle nous affole

Jusqu’à perte de vue

 

On la croise parfois

Dans des chemins étroits

Sous le poids de la vertu

Au nom de l’esprit saint

Nous pauvres humains perdus !

 

Elle crie fidélité

Nous liberté

Finie la chasteté

Elle blâme nos péchés

 

 

Dans le creux de ses reins

Des ailes ont poussé

Elle ne risque jamais rien

Dans une sombre forêt

Même les lutins vont l’ignorer

 

Par un ciel étoilé

 Vénus sur son dos apparait

Libérant son albédo

Que nos yeux éblouis

Versent des larmes à l’envi

 

Josiane AUSSEIL-BADIE

Fées

La fée
Viens,bel enfant! Je suis la Fée
Je règne aux bords où le soleil
Au sein de l’onde réchauffée
Se plonge,éclatant et vermeil.
Les peuples d’Occident m’adorent
Les vapeurs de leur ciel se dorent,
Lorsque je passe en les touchant;
Reine des ombres léthargiques,
Je bâtis mes palais magiques
Dans les nuages du couchant.
mon aile bleue est diaphane;
L’essaim des Sylphes enchantés
Croit voir sur mon dos,quand je plane,
frémir deux rayons argentés.
Ma main luit, rose et transparente;

Mon soufle est la brise odorante
Qui, le soir erre dans les champs;
Ma chevelure est radieuse,
Et ma bouche mélodieuse

Mêle un sourire à tous ces chants.
J’ai des grottes de coquillages;
J’ai des tentes de rameaux verts;
C’est moi que bercent les feuillages,
Moi que berce le flot des mers.
Si tu me suis, ombre ingénue,
Je puis t’apprendre où va la nue,
Te montrer d’où viennent les eaux;
Viens, sois ma compagne nouvelle,
Si tu veux que je te révèle
Ce que dit la voix des oiseaux

VICTOR HUGO

Le divin

La véritable grandeur de la liberté, c’est qu’elle est le moyen sacré, divin, irremplaçable, donné par Dieu à la créature spirituelle pour être capable d’amour.

 

Citation de  Abbé Pierre

Bouddha

” Tu peux chercher l’univers entier pour trouver quelqu’un qui mérite autant ton amour et ton affection qu’en toi-même.
Tu ne trouveras cette personne nulle part ailleurs qu’en toi.Tu es celui ou celle qui mérite ton amour et ton affection plus que n’importe qui d’autre en ce monde.”

Gautama Bouddha

Egypte

Aux portes du désert
D’un oeil expert
Un grand sphinx à tête de lion
Protège trois immenses constructions.
Les géantes pyramides,
Encore solides
Nous rappellent qu’il y a très longtemps
Régnaient des pharaons
Comme le célèbre Toutankhamon.
Sur les bords du Nil
Pays des crocodiles
On a trouvé des sarcophages
qui ont traversé les âges
Et des momies couvertes d’or
Avec bien d’autres trésors.
C’est l’Egypte antique,pays dAfrique
Des rois magnifiques

 

Le mystique

D’un puissant coup de rein il décolle du sol
Sans un bruit, sans un à-coup, il prend son envol,
Pour sur le dos des courants déposer ses ailes
Et planer libre et gracieux dans sa gestuelle.

S’élevant lentement au-delà des nuages
Qui s’étirent en occultant les paysages,
Il profite des rayons de l’astre du jour,
L’emmitouflant telle une pièce de velours.

Ses vieux os le torturent depuis des millénaires,
Mais il n’est bien, que là haut, loin des sombres terres,
Seul à tournoyer, dans des mouvements fluides
Et rapides, dans le ciel bleu d’azur limpide.

Son ombre court sur la mer de nuages blancs
Lui tenant compagnie des heures durant,
Accompagné des reflets chatoyants
Que laissent ses écailles dans le soleil couchant.

Et dans un piqué parfait et majestueux
Il fonce vers les flots tempétueux,
Conscient que son dernier jour et ses adieux
N’auront pour seul témoin que les cieux.

Dominique Sagne

 

 

Gaïa

Oh Gaïa

Si douce et ordinaire

Dégoulinant sur les mains

S’incrustant en ton sein

Jusqu’au sang

Oh Ouranos

Soufflant dans les poumons

Bleuissant ton horizon

Jusqu’à ton lendemain

Oh Hélios

Brûlant dans tes os

Jusqu’à ton premier temps

Oh Thalassa

inondant chaque ère

Jusqu’à ta créative terre

Et toi l’arbre magique

Je te serre contre moi

Et ta force m’embrase de ton halo

Elle est là, vérité unique

Si réelle, si allégorique

Je te confonds terre, ciel et mer, soleil

Pour ne faire qu’un

Et te partager avec elle,

Mon Ambre,

Mon Univers.

 

Marie-Noëlle FARGIER

 

 

Animaux

Le réveil des animaux

Une hirondelle déplie ses ailes
Dame l’abeille se réveille
Et cherche à faire un pot de miel
Sur les boutons de l’amandier
Une coccinelle repeint ses points
Oh! Que le noir lui va bien!
Un petit loir secoue ses fesses
Lisse ses poils puis les redresse
Où est donc le coucou?

Des têtard dans la mare
Font la ronde avec les poissons
Une libellule comme une virgule
Glisse jusqu’au premier soleil
Et pour faire le cerf-volant
Un papillon cherche le vent
Un hérisson sort de son trou
Son nez en pointe et ses trois choux
On n’attend plus que le coucou!

La mer

Gloire! Gloire au bel hippocampe
Cheval marin, cheval de trempe,
Qu’aucun jockey n’a chevauché
Qu’aucun cocher n’a harnaché;
Hip! Hip! Hip! Pour l’hippocampe.
Gloire! Gloire au bel hippocampe.
Dans une poche, sur son ventre,
Il porte et il couve ses oeufs.
Hip! Hip! Hip! Pour l’hippocampe

Décorations

Tout est muet, l’oiseau ne jette plus ses cris.
La morne plaine est blanche au loin sous le ciel gris.
Seuls, les grands corbeaux noirs, qui vont cherchant leurs proies,
Fouillent du bec la neige et tachent sa pâleur.

Voilà qu’à l’horizon s’élève une clameur ;
Elle approche, elle vient, c’est la tribu des oies.
Ainsi qu’un trait lancé, toutes, le cou tendu,
Allant toujours plus vite, en leur vol éperdu,
Passent, fouettant le vent de leur aile sifflante.

Le guide qui conduit ces pèlerins des airs
Delà les océans, les bois et les déserts,
Comme pour exciter leur allure trop lente,
De moment en moment jette son cri perçant.

Comme un double ruban la caravane ondoie,
Bruit étrangement, et par le ciel déploie
Son grand triangle ailé qui va s’élargissant.

Mais leurs frères captifs répandus dans la plaine,
Engourdis par le froid, cheminent gravement.
Un enfant en haillons en sifflant les promène,
Comme de lourds vaisseaux balancés lentement.
Ils entendent le cri de la tribu qui passe,
Ils érigent leur tête ; et regardant s’enfuir
Les libres voyageurs au travers de l’espace,
Les captifs tout à coup se lèvent pour partir.
Ils agitent en vain leurs ailes impuissantes,
Et, dressés sur leurs pieds, sentent confusément,
A cet appel errant se lever grandissantes
La liberté première au fond du coeur dormant,
La fièvre de l’espace et des tièdes rivages.
Dans les champs pleins de neige ils courent effarés,
Et jetant par le ciel des cris désespérés
Ils répondent longtemps à leurs frères sauvages.

Guy de Maupassant

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